<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom" version="2.0" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd"><channel><itunes:author>Radio Notre Dame</itunes:author><itunes:category text="Religion &amp; Spirituality"></itunes:category><copyright>Copyright 2012 Radio Notre Dame</copyright><description><![CDATA[]]></description><itunes:explicit>Clean</itunes:explicit><language>fr-fr</language><link>http://radionotredame.net/emission/chronique-geopolitique/</link><itunes:owner><itunes:name>Radio Notre Dame</itunes:name><itunes:email>contact@radionotredame.com</itunes:email></itunes:owner><itunes:summary>Radio Notre Dame - 100.7 - Samedi 7h06, 9h55, 16h58, 20h53 et 23h03</itunes:summary><itunes:subtitle>Radio Notre Dame - 100.7 - Samedi 7h06, 9h55, 16h58, 20h53 et 23h03</itunes:subtitle><title>Chronique géopolitique</title><item><itunes:author>Radio Notre Dame</itunes:author><pubDate>Sat, 19 May 2012 00:00:00 +0200</pubDate><description><![CDATA[  On se doit de  prendre en compte l’analyse de Roubini concernant la crise grecque et ses conséquences. La tragédie d’Athènes, avec l’euro, en est au dernier acte : le pays risque de ne pas honorer sa dette cette année ou en 2013. Que donneront les élections de juin ? Une certitude : une austérité amplificatrice de la récession, avec des réformes structurelles, ne ferait revenir ni la croissance ni la compétitivité. La Grèce se trouve dans un cercle vicieux d’insolvabilité, de déficits et d’une dépression qui prend chaque jour de plus en pus d’ampleur. Amortir la crise impliquerait d’instaurer un processus ordonné de sortie de la  zone euro avec l’aide de la Banque Centrale Européenne, de l’Union européenne et du FMI, (la « Troïka »). L’aide financière assurée par la Troïka, a fourni un allègement de dette beaucoup moins élevé que ce dont le pays a besoin. Même si la dette publique bénéficiait d’un allègement plus conséquent, le retour de la croissance serait impossible sans un rétablissement rapide de sa compétitivité. Or, sans cette même croissance, son endettement demeurera à un niveau insoutenable. En revanche la compétitivité passe par une dévaluation. Pourquoi ? Pour trois raisons :1- Un affaiblissement prononcé de l’euro, est hors de question, étant donné la robustesse de l’économie allemande et la politique des conditions monétaires de la BCE. 2- L’Allemagne a demandé dix ans pour redevenir concurrentielle : un luxe que la Grèce ne peut se payer, ne pouvant rester en dépression pendant une décennie. 3- Une baisse subite des prix et des salaires mènerait à cinq années de dépression.Puisqu’aucune de ces trois options n’est viable, la sortie de la zone euro est la seule voie qui subsiste. La compétitivité et la croissance pourraient être alors rétablies par un retour au drachme et une dévaluation.Le processus  est certes lourd de conséquences et pas uniquement pour la Grèce. Les pertes en capital des institutions financières de la zone euro constituent un problème, car la dette étrangère en euro de la Grèce, des banques et des sociétés augmenterait.Pourtant ces problèmes sont solubles. L’Argentine s’en est sortie en 2001, quand elle a converti en pesos ses dettes exprimées en dollar. Les États-Unis ont fait de même en 1933, par une dépréciation du dollar, et l’abandon de l’étalon-or. Pour la Grèce, les dettes euro transformées en drachme pourraient être à la fois nécessaires et inévitables.Les pertes des banques de la zone euro seraient maîtrisables, si elles bénéficiaient d’un renflouement. Le Fonds Européen de Stabilité Financière et le Mécanisme Européen de Stabilité (FESF/MES) devront prévoir une recapitalisation des banques grecques par des apports en capital. Cela revient certes à une prise en charge effective du système bancaire grec par les contribuables européens. Quant aux réserves de la Troïka actuellement consacrées au renflouement de la Grèce, elles devraient servir aussi à contenir l’emballement de la dévaluation.Et la contamination ? Le Portugal pourrait restructurer sa dette, l’Italie et l’Espagne, auront besoin de l’appui de l’Europe.             Aide toi et le ciel t’aidera dit le proverbe. La Grèce et l’Europe doivent trouver le courage nécessaire pour affronter la réalité et éviter un tsunami en Europe. Quant à nous, en France, halte aux mirages,  l’actualité nous l’interdit. ]]></description><enclosure url="http://radionotredame.net/wp-content/uploads/podcasts/chronique-geopolitique/chronique-geopolitique-19-05-2012.mp3" length="1812703" type="audio/mpeg"></enclosure><guid>http://radionotredame.net/emission/chronique-geopolitique/2012-05-19/</guid><title>Chronique géopolitique du Samedi 19 mai 2012</title></item><item><itunes:author>Radio Notre Dame</itunes:author><pubDate>Sat, 12 May 2012 00:00:00 +0200</pubDate><description><![CDATA[            Les élections à Athènes voient l’effondrement des grands partis de droite et de gauche avec l’émergence des extrémistes. La formation d’une gouvernance responsable devient aléatoire alors que la Grèce doit faire face à un programme draconien de redressement de ses comptes publics sur fond de récession et de chômage.            La population n’admet pas l’austérité qui lui est demandée : elle pense trouver dans le refus de la réalité et le refus d’une politique churchillienne exigeant du sang et des larmes, une issue de secours.            Cette réaction de rejet nous fait penser à celle de Gribouille qui se jette à l’eau pour éviter la pluie.             Que peut-il arriver maintenant ? Si la Grèce se trouve en cessation de paiement après avoir reçu 400 milliards d’euro sous des formes diverses, elle se trouvera exclue de fait de la zone euro pour retrouver le drachme, sa monnaie historique. L’inflation sera massive et le pays ne pourra plus payer ses importations : un véritable drame économique et social.             Une leçon aussi. Le populisme, la démagogie peuvent payer un temps électoralement, mais avec des lendemains qui pleurent.            Soyons lucides, c’est l’Allemagne qui tient l’euro par sa balance commerciale très positive et la rigueur de son budget : elle assure ainsi l’équilibre européen.            Pour Berlin, seuls des budgets équilibrés peuvent permettre une croissance durable.            La France et ses politiques sont face à trois réalités incontournables que nous avons plusieurs fois développé dans nos chroniques : 25 ans de déficit, perte de50 % de notre industrie, 160 milliards d’euro en dépenses publiques excédentaires.            La faillite grecque nous rappelle non seulement Gribouille, mais l’adage : on ne peut mentir tout le temps à tout le monde.              La démagogie peut sembler politiquement payante. Elle fleurissait déjà chez les Romains qui demandaient à leurs empereurs : « panem et circinces », » du pain et des jeux ».            L’Allemagne est un mentor qui fait peur. Alors, nous voudrions aujourd’hui vous donner un autre exemple : celui de la Suisse, tant honnie comme paradis fiscal.            Car c’est autre chose, la Suisse : une industrie double de celle de la France en proportion, une absence de chômage, un budget équilibré, des impôts raisonnables, un niveau de vie 30 % supérieur à celui du Français et enfin un gouvernement d’union nationale qui va des socialistes aux nationalistes.            Pourquoi ne parle-t-on jamais des bons exemples alors que la crise risque de s’étendre demain à l’Espagne, au Portugal et pourquoi pas à la France ?            L’Europe traverse une crise majeure, un plan d’urgence serait nécessaire, pour sauvegarder le système bancaire et amorcer une renaissance industrielle. L’histoire de France peut être aussi une référence en retrouvant l’économie des années 1960 avec son plein emploi, sa croissance, ses impôts permettant l’investissement, son espérance de la jeunesse.            Notre dernière chronique se permettait une comparaison entre la défaite de mai juin 1940 et la crise de mai juin 2012.            Les semaines à venir seront mouvementées. Militons pour que nos dirigeants aient conscience des urgences, tant que l’incendie reste maîtrisable.            Quant aux élections législatives de juin, elles risquent de se passer dans un contexte d’alarmes maximum et exigeraient une recherche d’union.                  ]]></description><enclosure url="http://radionotredame.net/wp-content/uploads/podcasts/chronique-geopolitique/chronique-geopolitique-12-05-2012.mp3" length="1771743" type="audio/mpeg"></enclosure><guid>http://radionotredame.net/emission/chronique-geopolitique/2012-05-12/</guid><title>Chronique géopolitique du Samedi 12 mai 2012</title></item><item><itunes:author>Radio Notre Dame</itunes:author><pubDate>Sat, 05 May 2012 00:00:00 +0200</pubDate><description><![CDATA[            La réflexion géopolitique doit dépasser l’analyse nationale puisque nous vivons plus que jamais dans un univers mondialisé dont notre dette est un symbole, puisqu’elle est détenue à 75 % par des créanciers étrangers.             L’euro qui se voulait un moteur de l’économie européenne s’est révélé une drogue servant à camoufler le laxisme de la plupart des Etats avec des budgets déficitaires empruntant à des taux bas grâce à la bonne santé des économies sérieuses comme l’Allemagne.             Le laxisme a une limite : la Grèce se trouve en dépression grave avec ses banques fragilisées, l’Espagne et le Portugal suivent la même pente, quant à la France elle vit une campagne électorale détachée des réalités. Répétons-le : détachée des réalités au point que les observateurs étrangers sont unanimes à déplorer que les débats sur notre réalité économique et les réformes indispensables soient occultés par les politiques.             Pourquoi comparons-nous notre situation à celle de mai-juin 1940 ? Parce que nous retrouvons le même aveuglement. En mai 1940, nous débâtions du » théâtre aux armées » et du slogan «  nous vaincrons par ce que nous sommes les plus forts ». En mai 2012, le débat politique porte sur l’augmentation des salaires et du recrutement de fonctionnaires, sans débattre de l’effondrement de notre industrie, de notre balance commerciale et de nos dépenses  publiques qui obligent à une fiscalité croissante. Or la la croissance ne proviendra que de la renaissance de l’industrie.   Quant à la géopolitique, avec l’ébranlement du Moyen Orient, elle aussi est absente des  analyses, comme si la France était isolée du monde !             Pour revenir à notre comparaison historique, ce ne sont pas les blindés allemands qui nous guettent aujourd’hui, mais les agences de notation et nos créanciers. En mai ou juin  prochain, ils demanderont des comptes et nous dégraderons sans état d’âme si nos programmes ne sont pas à la hauteur des réalités économiques et financières.             Or la dégradation de la France prendra une dimension géopolitique étant donné que nous sommes encore la cinquième puissance mondiale. Barak Obama, David Cameron et Angela Merkel s’inquiètent déjà, car un défaut français risque d’ébranler le château de cartes de la finance mondiale.                              Georges Soros, le gourou financier, dans plusieurs interviews, nous met en garde, sans que le monde politique ne s’en émeuve. Nous en avons parlé dans notre dernière chronique.             Il est clair que la France ne peut faire face à une dégradation de sa note, sans séisme financier, alors que nous devons emprunter plus de 100 milliards d’euro cette année.             Nos trois grands partenaires, Allemagne, Angleterre, Etats Unis, nous regardent donc avec inquiétude, car une France dégradée ébranlerait le monde financier avec des conséquences tant économiques que sociales imprévisibles par leur ampleur.             Que signifient, dans un tel contexte, nos joutes politiciennes ?             Les semaines qui viennent risquent d’ailleurs de se révéler majeures pour l’avenir de la France et de l’Europe. Nos concitoyens perçoivent intuitivement l’ampleur de la crise et attendent que l’on réponde à leurs inquiétudes.             Personne ne peut citer le nom des gouvernants de mai-juin 1940, balayés par la tourmente militaire. Où nous mènera une nouvelle crise qui additionne la géopolitique, l’économique et le social. ?            L’histoire doit servir de leçon, chers amis : réclamez une politique à la hauteur des défis qui nous sont imposés. Soyons unis pour une demande de vérité. ]]></description><enclosure url="http://radionotredame.net/wp-content/uploads/podcasts/chronique-geopolitique/chronique-geopolitique-05-05-2012.mp3" length="1815419" type="audio/mpeg"></enclosure><guid>http://radionotredame.net/emission/chronique-geopolitique/2012-05-05/</guid><title>Chronique géopolitique du Samedi 05 mai 2012</title></item><item><itunes:author>Radio Notre Dame</itunes:author><pubDate>Sat, 28 Apr 2012 00:00:00 +0200</pubDate><description><![CDATA[                        De passage à Paris, le financier George Soros a livré ses réflexions sur la crise de la zone euro. Il fustige le poids de la Bundesbank et appelle à un changement politique radical. Il est jugé comme un visionnaire pour certains, en raison de ses critiques du capitalisme, et comme un spéculateur sans scrupule pour d'autres, après son raid contre la livre sterling en 1992.             Concernant l’élection présidentielle, il estime que la politique européenne reste dans les mains de l’Allemagne.             Concernant l’Euro, il estime que la politique des dirigeants actuels mène à un désastre. Pourquoi ? « Pour deux raisons : il n’y a pas de trésor commun et l’euro a créé la divergence et non la convergence. Les pays endettés le sont avec une monnaie étrangère et il est possible que l’euro éclate ».             « Comment sauver l’Euro ? A situation extraordinaire, réponses extraordinaires. Il faut instituer  un holding recevant 2 000 à 3 000 milliards d’euro d’obligations à 0% d’intérêt. Il faut aussi un agenda de croissance, car il est impossible de réduire la dette sans croissance économique ».             La situation de la Grèce n’est pas réparable, l’Espagne et l’Italie sont dans une situation critique.             La raison en est claire : l’Allemagne est florissante et la Bundesbank domine la politique européenne.             L’Allemagne est florissante, car elle a appliqué à temps des réformes structurelles dans une période de croissance alors que le reste de l’Europe doit les mener dans une période de crise et de décroissance.             Pour Soros, s’il devait investir il investirait contre l’euro, car les solutions nationales détruisent l’Union Européenne. Il faut donc trouver des solutions européennes.             Concernant les banques, il faut poursuivre leur recapitalisation et veiller à ce que les relations avec les gouvernants soient assainies.             En résumé, Soros estime que seule l’Allemagne est un bon élève et que la plupart des pays européens ont vécu sur le dos d’un euro allemand permettant d’emprunter à bas coût, jusqu’au moment où les créanciers se réveillent.             Flaubert reste un pilier des auteurs français avec « un madame Bovary » étudié par des générations d’étudiants. L’endettement sans frein trouve un jour ses limites, nous le savons tous, nous les savions tous.              L’exemple allemand est à nos portes, il n’a rien de parfait, mais les chiffres parlent : une industrie double de celle de la France, un commerce extérieur largement positif, un chômage faible.             Qu’attendent nos candidats, nos politiques pour s’en inspirer dans leurs programmes au lieu de faire miroiter les mirages d’oasis mythiques ?             George Soros n’est pas un prophète infaillible, mais il est écouté. La France devra accepter les réformes qu’elle refuse depuis un quart de siècle. Militons pour la vérité et pour mettre fin à la triste chasse aux boucs émissaires que sont les entreprises, les banques, les riches et les exilés fiscaux.                        Le débat politique mérite mieux que cela. Militons pour les bonnes et les vraies causes, la France le mérite.                                           ]]></description><enclosure url="http://radionotredame.net/wp-content/uploads/podcasts/chronique-geopolitique/chronique-geopolitique-28-04-2012.mp3" length="1603932" type="audio/mpeg"></enclosure><guid>http://radionotredame.net/emission/chronique-geopolitique/2012-04-28/</guid><title>Chronique géopolitique du Samedi 28 avril 2012</title></item><item><itunes:author>Radio Notre Dame</itunes:author><pubDate>Sat, 21 Apr 2012 00:00:00 +0200</pubDate><description><![CDATA[ Avec Delphine Héran , Rédactrice en Chef à Radio Notre Dame nous nous interrogeons aujourd’hui sur la réalité de la France vue par la géopolitique, en cette veille d’élections. Delphine Héran : Hubert, en ces veilles d’élection, les Français ne semblent pas s’intéresser aux questions géopolitiques. Leurs priorités visent le chômage et le pouvoir d’achat. La macroéconomie et les problèmes extérieurs restent secondaires aux yeux de nos politiques, quelle est votre réaction ?H. de Beaufort : vous avez raison. La campagne présidentielle se focalise sur l’immédiat social en passant sous silence les vraies causes de la crise française.1- Une économie déclinante, car nous avons perdu 50% de notre industrie en 25 ans, avec des dépenses publiques qui atteignent  56 % de notre PIB contre 48 % en Allemagne.2- Un déficit commercial croissant avec 70 milliards d’euro en 2011, alors que Berlin présente un excédent de 150 milliards.3- Une dette qui nous oblige à emprunter cette année 100 milliards d’euro. Nous empruntons encore à 3%, imaginez que nos créanciers réclament 6% comme pour l’Espagne !            Delphine Héran : le secteur financier est souvent mis en cause. Les banques spéculeraient beaucoup et profiteraient de la crise. Certains politiques voudraient  même séparer le secteur dépôts du secteur financier. Qu’en pensez-vous ?            H. de Beaufort : la crise mériterait mieux qu’une recherche de boucs émissaires que sont aujourd’hui les Banques et les émigrés fiscaux. Faut-il rappeler encore une fois que la finance n’est que le catalyseur de l’économie. La production de richesses provient d’abord de l’agriculture et de l’industrie. Regardons l’exemple de la Chine et de sa croissance qui oscille entre 8 et 10% par an : c’est une croissance industrielle.La spéculation financière existe, elle est choquante, mais c’est l’écume des choses.Nos politiques devraient comprendre que les Français aiment épargner et qu’une banque comme le Crédit Mutuel, banque mutualiste compte vingt deux millions de clients : cela fait beaucoup d’électeurs.            En résumé, la France à deux priorités : expliquer puis réduire notre excès de dépense publique de 160 milliards d’euro. Reconstituer ensuite notre industrie.            Quant aux exilés fiscaux, rendons la France attrayante aux entrepreneurs et retenons les 30 000 jeunes diplômés qui partent chaque année à l’étranger.            Delphine Héran : Parlons maintenant géopolitique. Que deviennent les révolutions du sud de la Méditerranée et en particulier celle de la Tunisie et  de l’Egypte ?            H. de Beaufort : malheureusement, ces révolutions n’avaient rien de démocratique, c’étaient celles de la faim et du chômage. Elles ont cassé l’économie et donné le pouvoir à l’Islamisme réclamant la Charia.            Notre campagne électorale fait oublier la géopolitique, alors que ces révolutions impliquent 185 millions d’habitants. Les Français ne s’intéressent pas à la politique extérieure, mais si 10% de ces 185 millions d’entre veulent s’exiler, que fera l’Europe, que ferons-nous ?             Delphine Héran : Hubert, votre bilan est assez pessimiste. Que dire à nos auditeurs ?            H. de Beaufort : notre pays se veut encore une grande puissance, retrouvons la lucidité d’un de Gaulle, avec la volonté d’accepter les réalités afin d’y faire face. L’Histoire a montré que nous en étions capable, mais le temps presse.                                                   ]]></description><enclosure url="http://radionotredame.net/wp-content/uploads/podcasts/chronique-geopolitique/chronique-geopolitique-21-04-2012.mp3" length="1692539" type="audio/mpeg"></enclosure><guid>http://radionotredame.net/emission/chronique-geopolitique/2012-04-21/</guid><title>Chronique géopolitique du Samedi 21 avril 2012</title></item><item><itunes:author>Radio Notre Dame</itunes:author><pubDate>Sat, 14 Apr 2012 00:00:00 +0200</pubDate><description><![CDATA[L’histoire de France nous apprend que la géopolitique balaye la politique dans les périodes de grande crise comme ce fut le cas en 1940 et en 1958, avec la défaite de la France dans un cas et la crise algérienne dans l’autre. Avril 2012 nous présente certes un contexte différent, mais les candidats se trouvent face à des évènements qui rendent leurs programmes et leurs débats hors sujets. Certes les priorités des Français que sont l’emploi et le pouvoir d’achat restent présentes, mais elles risquent d’être balayées par deux tsunamis : la crise de la dette et les révolutions du sud de la Méditerranée.Analysons les conséquences de ces deux crises. D’abord la dette. L’Espagne et le Portugal voient le taux de leurs emprunts grimper chaque semaine : plus de 5% pour Madrid, près de trois fois plus que pour Berlin, alors son chômage touche 20% de sa population. Jusqu’où aller dans la politique d’austérité ? La confiance des investisseurs étrangers est ébranlée et les analystes étrangers scrutent le cas français, car nous empruntons encore à 3 %, alors que nous aurons besoin de 100 milliards cette année !Il nous faut déplorer que la plupart des programme ne fasse pas état que notre dépense publique qui atteint 56 % du PIB se situe à huit points au dessus de la moyenne européenne : cela représente 160 milliards d’euro, une somme énorme qu’il faudra bien un jour expliquer avant de s’attaquer à sa suppression. Ce qui devrait être au centre des débats présidentiels est ignoré. Ignoré en France, mais connu de l’étranger qui nous considère comme des irresponsables. Que se passera-t-il demain si nous devons emprunter à 6% ou davantage avec un doublement du coût de nos emprunts ? Nos chroniques expliquent depuis des mois où se situent nos vrais défis économiques, mais il nous faut déplorer que notre voix rencontre encore trop peu  d’échos, lorsque nous proposons une union nationale de tous les patriotes.           Le problème de la dette se conjugue malheureusement avec un danger extérieur qui grossit jour après jour : les révolutions du Moyen Orient. Depuis un an, nous déplorons l’aveuglement des commentateurs devant ces révolutions présentés comme démocratiques. Elles ne l’ont jamais été : ce sont celles de la faim et du chômage et ces révolutions sont chaque jour et davantage reprises en main par les partis islamiques, que ce soit en Tunisie, en Libye ou en Egypte, sans parler de la Syrie.           Ces 185 millions d’habitants qui voient leur niveau de vie baisser de jour en jour ne trouvent et ne trouveront l’espérance que dans deux directions : une nouvelle forme d’extrémisme ou l’immigration.           Qui aura la lucidité d’un de Gaulle, d’un Churchill, ou d’un Roosevelt, pour comprendre et extrapoler la situation, pour aider ce qui peut encore être aidé, pour  défendre enfin l’Occident, sa civilisation et ses valeurs en abandonnant les comportement de Pharisiens se voulant moralisateur.           Notre époque se révèle comme un tournant de l’Histoire, sachons y faire face et militons pour que nos dirigeants soient à la hauteur des défis qui nous sont imposés.                      ]]></description><enclosure url="http://radionotredame.net/wp-content/uploads/podcasts/chronique-geopolitique/chronique-geopolitique-14-04-2012.mp3" length="1695883" type="audio/mpeg"></enclosure><guid>http://radionotredame.net/emission/chronique-geopolitique/2012-04-14/</guid><title>Chronique géopolitique du Samedi 14 avril 2012</title></item><item><itunes:author>Radio Notre Dame</itunes:author><pubDate>Sat, 31 Mar 2012 00:00:00 +0200</pubDate><description><![CDATA[Les Vérités 2012 - Le drame de Toulouse : Il s’inscrit malheureusement dans le contexte des révolutions du Moyen-Orient.              La sauvagerie des meurtres commis par Mohamed Merah n’a pas de précédent en France, car l’histoire criminelle ne retrouve pas d’exemple d’un homme pénétrant dans une école pour tuer de sang-froid trois jeunes enfants. Ce fut un massacre des innocents, d’innocents juifs.              Face à ce drame, bien rares sont les commentaires qui acceptent de le placer de façon objective dans son contexte et dans son évolution tant historique que géopolitique.             Il y a d’abord l’évolution de l’Islam depuis trente ans : jusque dans les années 1980, l’Islam radical, l’islam salafiste et la Charia restaient inconnus et n’existaient pratiquement pas.             La montée de l’Islam radical fut d’abord marqué par la chute du Shah d’Iran, le triomphe de l’Imam Khomeiny puis l’irruption de Talibans en Afghanistan.             Cette radicalisation avait aussi des symboles actuels : la condamnation à mort au Pakistan de la Chrétienne Asia Bibi qui avait donné un verre d’eau à une musulmane, condamnation suivie des assassinats du gouverneur du Pendjab et du ministre des cultes, pour avoir défendu un Chrétienne.              Depuis un an l’Histoire s’est accélérée, avec l’embrasement du Moyen Orient et ses révolutions dites démocratiques : à plusieurs reprises nous avons mis en garde contre l’interprétation erronée de ces soulèvements qui réclamaient d’abord du pain et du travail. Les pays étaient certes des régimes dictatoriaux, mais ils devaient faire face à une démographie galopante qui a vu les populations triplées en cinquante ans.             Les peuples, les hommes, ont besoin d’espérance et ils écoutent malheureusement, dans les époques de crise, les doctrines extrémistes et les faux prophètes. Les exemples de notre époque sont encore présents à nos mémoires : Lénine, Staline, Hitler, Mao, Pol pot, pour ne citer que les plus connus.             Aujourd’hui, Ben Ali, Moubarak, Kadhafi sont renversés, mais L’islam radical surfe sur ces révolutions qui, pour l’instant, ne sont en mesure, ni de moderniser  ni de dynamiser des économies déjà fragiles.             Dans le cas de la Tunisie, le chômage touche 19 % de la population avec 800 000 demandeurs d’emploi et le leader communiste Hamma Hammami résume la situation en ces termes : « Une constitution à rédiger, des attentes populaires à satisfaire, une crise économique et sociale à régler ».              Que se passet-il ? Les salafistes réclament la Charia comme Constitution et le parti Ennhada, majoritaire, maîtrise difficilement son aile extrémiste.             Rappelons qu’en France, les Tunisiens présents ont voté à 60 % pour Enhhada.             Rappelons aussi  qu’en Egypte, nous avons à faire face  à 85 millions d’habitants et non plus à 10 millions. Quant à la Libye, elle doit régler la sécession de la Cyrénaïque riche en pétrole.             Les grandes crises voient donc fleurir des idéologies totalitaires qui s’expatrient, et la France doit faire face à deux défis : 1- Une forte population immigrée produisant des Kamikazes comme Mohamed Merah.  Ce sont les Juifs visés aujourd’hui. Peut-être les Chrétiens demain, lorsque l’on apprend qu’une maîtresse d’école proposait une minute de silence à la mémoire du tueur Merah et que nombre de jeunes de banlieue ont refusé de commémorer les victimes des meurtres de Toulouse. 2- Une possible immigration massive venant du Maghreb qui compte 185 millions d’habitants. Que ferait l’Europe, l’Italie, la France et l’Espagne si cinq à dix pour cent de ces 185 millions veulent s’exiler ?             Les défis de notre époque sont majeurs et doivent exclure la démagogie. Les  politiques doivent expliquer à nos concitoyens les vraies priorités économiques et sociales : notre avenir et celui de nos enfants exigent ce langage de vérité.                                 ]]></description><enclosure url="http://radionotredame.net/wp-content/uploads/podcasts/chronique-geopolitique/chronique-geopolitique-31-03-2012.mp3" length="2064523" type="audio/mpeg"></enclosure><guid>http://radionotredame.net/emission/chronique-geopolitique/2012-03-31/</guid><title>Chronique géopolitique du Samedi 31 mars 2012</title></item></channel></rss>
