J'ai rêvé d'un autre monde
La semaine dernière radio Notre dame me faisait l’honneur de lire un de mes textes à l’antenne. Quelle émotion de voir ensuite des journalistes débattre à son propos. Que disais-je ? Qu’il fallait que les entreprises soient pénalement responsables de leurs agissements à l’étranger. En clair qu’elles devaient à l’étranger offrir des conditions de travail qui seraient légales en France. La conséquence de tout ceci était l’interdiction des importations de marchandises produites là-bas dans des conditions qui ne seraient pas légales chez nous. Cela induisait à mes yeux l’amélioration sensible des conditions de travail à l’étranger, mais aussi peut-être l’arrêt des importations. Il s’agissait donc d’une relocalisation de gauche ou progressive que j’opposais à la relocalisation de droite ou régressive qui se fait par la démarche inverse à savoir la dégradation sur place des conditions de travail.
Comment réagir aux propos de l’invité du jour dont je n’ai écouté que quelques bribes. Il me semble que la crise actuelle est une crise de civilisation. En effet depuis deux siècles, nous vivons sur le mythe du progrès libérateur. Plus les sciences et les techniques iraient de l’avant, plus les hommes seraient libérés du travail. La réalité nous montre l’effet contraire. Plus les techniques se déploient, plus le travail se complique sans que ses fruits soient d’ailleurs répartis. Si bien que les millions de travailleurs moins doués effectivement libérés de l’esclavage habituel n’en reçoivent pour autant aucun moyen pour assurer leur subsistance. Le travail devient même une valeur comme en témoigne le misérable quinquennat que nous venons de traverser. Du coup c’est le pilier central de la civilisation industrielle et technique qui vacille : le mythe du progrès libérateur qui s’effondre.
Or nous voyons bien qu’en réalité le progrès est bien libérateur. Il souffre simplement d’une politique égoïste qui l’asservit aux intérêts des plus doués. Ainsi la fin de la civilisation du progrès n’est pas une fatalité dans la mesure où nos contemporains au lieu de se servir du progrès comme un moyen de sélection consentiraient à y voir un moyen d’amélioration de tous. Que faire du temps libéré ? La réponse est très simple : le passer à étudier les sciences, la littérature, les arts, à pratiquer les sports. Ce ne sont pas là les loisirs dispendieux qui font tant frémir certains. Pas question d’aller aux Caraïbes en avion, de faire des croisières polluantes ou de passer sa vie devant la télévision. Non il s’agit d’apprendre les merveilles que nous montrent les sciences et de les apprendre gratuitement, pour le plaisir, étant entendu que les commodités nécessaires à une vie digne sont assurées par la juste répartition des fruits du progrès.
Par Jean-Pierre, le 02 February 2012
a privatif
cela n'a guère réussi au christianisme d'être une pensée dominante et je ne crois qu'il faille lui souhaiter de le redevenir .Vouloir un monde sans Dieu,c'est le pêché d'Adam et l'athéisme en est la forme la plus exacerbée .sauf qu'il y a des athées par ignorance,ceux-ci peuvent trouver effectivement meilleur compte à un réhabilitation du christianisme.Maic ce dont souffre le plus notre monde c'est le buzz qui emplit nos cerveaux et nos âmes et qui empêche l'homme de ce temps à s'ancrer durablement dans une conviction,dans un amour,dans un engagement : c'est l'athéisme par défaut de place et de temps
Par eric dubois, le 02 February 2012