Commentaires
Humanisme
Merci pour ce thème, basique, essentiel.
Question :
Comment vos invités analyses la présence de Julia Kristeva aux 25 ans d'Assise ?
Cordialement.
Inès Azaïs
Par Inès AzaÏs, le 27 January 2012
Front National - Intervention de Mgr Jacques Turck
(Ce message annule et remplace mon précédent, envoyé alors que non relu)
Madame,
Auditeur de Radio Notre Dame, je voudrais vous faire part de l'effarement et de la stupéfaction qui m'ont saisi au cours de votre récente émission concernant le Front National, à l'écoute des propos de Mgr Jacques Turck, propos associés à ceux de l'élu UMP, E. Pinte:
. Nous avons en effet ici un représentant important de l'Eglise qui s'associe à un élu d'un parti politique pour dénoncer un autre parti politique, et pour appeler à ne pas voter pour ce dernier: dès le départ, la démarche de Mgr Jacques Turck n'est pas indépendante.
. Par la suite, il attaque pour extrémisme un parti politique , alors que celui-ci - quelle que puisse être la position personnelle de chacun à son égard -, n'est en rien un parti extrémiste: la meilleure preuve est qu'il aurait depuis longtemps été tout simplement interdit, pour atteinte à la sécurité de l'état, à la démocratie ou à l'ordre public; or il ne l'est pas: il n'appelle en aucun cas à la violence, qu'il pratique encore moins.
. De surcroît, Mgr Jacques Turck attaque le Front National pour "incompatibilités avec la doctrine sociale de l'église", lui reprochant ni plus ni moins de ne pas préconiser l'application à la lettre au niveau d'un état de passages de l'Evangile : la France de 1939 devait-elle alors "tendre la joue droite" à Hitler, et pratiquer par exemple la non-violence, ou encore appeler le tyran démoniaque à écouter sa conscience ? On voit bien les limites de la pensée magique.
. In fine Mgr Jacques Turck en vient à préconiser aux personnes de nationalité française de s'oublier complètement face à tous les migrants de la terre, et ceci quels que puissent être leur nombre: Si Notre Seigneur nous demande clairement d'aimer notre prochain comme nous-mêmes, il précise bien "comme nous-mêmes", ni plus, ni moins ... Il ne nous demande en aucun cas de nous nier nous-mêmes et de renoncer à exister: c'est tout le contraire.
. Je ne serais pas en colère et scandalisé si ces paroles étaient sans ocnséquence: le souci est qu'elles le sont, lorsqu'elles sont appliquées, et qu'elles peuvent conduire à des catastrophes, voire des enfers sur terre ... Mais où est le discernement chrétien dans tout cela ?
. Je suis stupéfait qu'un prélat détourne à ce point le christianisme , abuse à ce point de son ministère, et se fasse - pardonnez-moi l'expression- "un instrument utile de l'UMP et de l'Elysée", tout cela pour un peu de vanité médiatique ...
Je vous remercie de votre attention et vous prie dans tous les cas de bien vouloir faire parvenir à Monseigneur Turck mes remarques.
Recevez, Madame, mes salutations distinguées et mes encouragements pour la qualité générale de vos émissions.
Matthieu
St Mandé
Par , le 28 January 2012
La solidarité une valeur humaniste
J'ai apprécié le lien fait par Marie Anne Kraft entre les modèles capitaliste, socialiste, humaniste et notre devise « liberté, égalité, fraternité ». Le capitalisme, qui privilégie la liberté en mettant l'argent au dessus de toute valeur, montre actuellement ses limites en générant des inégalités croissantes et une exclusion sociale indigne de notre humanité. Le socialisme, quant à lui, privilégie l'égalité, mais en soumettant l'individu à un état omnipotent et autoritaire, ce qui réduit l'être humain à un statut de sujet et en bride la créativité et le dynamisme. L'humanisme vise à rééquilibrer les trois piliers de la République, « liberté, égalité fraternité » en redonnant toute sa force à l'esprit de solidarité, la fraternité, cette valeur chrétienne qui imprégnait les sans-culottes même quand ils rejetaient la foi. Cela passe par le droit d'entreprendre, mais avec un état qui protège clients, fournisseurs ou salariés des abus que la force économique permet d'exercer. Cela passe aussi par le droit de créer, d'entreprendre et de retirer quelque chose de ses efforts, mais avec l'obligation de contribuer davantage aux dépenses publiques puisque la réussite d'un individu est aussi celle la nation qui lui a permis de bénéficier de soins dès sa naissance, d'aller à l'école, et de profiter des infrastructures et de la sécurité nécessaires à toute activité économique. La solidarité place l'Homme au cœur des préoccupations économiques. C'est pour lui qu'on produit ; c'est lui qu'on instruit ; c'est lui qu'on protège et qu'on soigne ; c'est autour de lui que se crée la société. C'est pour cela qu'il nous faut des routes des ponts et des ports ; c'est pour cela qu'il nous faut des écoles, des hôpitaux et des gendarmeries ; c'est pour cela qu'il faut des lieux de vie et de rencontre. C'est pour cela qu'il faut construire tous ces biens destinés au bien de tous ; et c'est pour cela que nous acceptons, sans voler la part du pauvre, de rendre à César ce qui appartient à César.
http://lecercle.lesechos.fr/economie-societe/social/221132082/la-solidarite-se-perd
http://lecercle.lesechos.fr/economie-societe/politique-eco-conjoncture/221132380/la-solidarite-ne-nuit-pas-lefficacite-economiqu
Par Jacques Tanguy, le 28 January 2012