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Relations avec le judaïsme
Monday 02 02 2009Le grand rabbin Gilles Bernheim, a qualifié, « d'abjects » les propos négationnistes de Mgr Williamson. Au-delà de cette condamnation, il souhaite que « le dialogue entre les religions se renforce dans la continuité du concile Vatican II ». Gilles Bernheim attend des « réponses claires » de l'Église.
Dépêche de l'agence Cathobel du 3 février
Le cardinal Walter Kasper a reconnu "ouvertement" le 2 février 2009 qu'il y a eu des erreurs de communication au Vatican dans l'annonce de la levée de l'excommunication par Benoît XVI des 4 évêques lefébvristes. Interrogé par la section allemande de Radio Vatican, le président du Conseil pontifical pour la promotion de l'unité des chrétiens a évoqué des "erreurs de gestion" au sein de la curie. Au Vatican, "les uns et les autres se sont trop peu entretenus" sur la question de la levée des excommunications et "l'on n'a pas contrôlé où des problèmes pourraient apparaître", a ainsi expliqué le cardinal Kasper, reconnaissant "ouvertement" qu'il y a eu des erreurs de communication. "L'expliquer a posteriori est naturellement beaucoup plus difficile que si cela avait été fait immédiatement", a regretté le haut prélat, qui aurait souhaité "plus de communication" avant la publication du décret. "Il y a certainement eu des erreurs de gestion de la part de la curie, je veux le dire clairement", a-t-il reconnu. Le président de la Commission pontificale pour les relations avec le judaïsme a en outre indiqué suivre le débat "avec beaucoup de préoccupation", précisant que "personne ne peut évidemment se réjouir du fait qu'il y ait eu des malentendus" au sein de la curie.
Dans les jours qui ont suivi la publication, le 24 janvier 2009, du décret levant notamment l'excommunication de Mgr Williamson, qui avait nié l'existence des chambres à gaz, les déclarations et les articles parus dans L'Osservatore Romano n'avaient pas suffi à apaiser la polémique au sein du monde juif. Benoît XVI avait alors dû faire deux clarifications lues à l'issue de l'audience générale du 28 janvier: l'une sur les lefébvristes et leur devoir de "reconnaître le magistère et l'autorité du pape et du Concile Vatican II", l'autre condamnant fermement la Shoah.
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Par : Marion Duchêne












