Canonisation de Jeanne Jugan

Tuesday 24 02 2009
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Biographie

Jeanne Jugan naît près de Cancale, dans le hameau des Petites-Croix, le 25 octobre 1792, d'un père pêcheur, qui mourra en mer 4 ans plus tard. En 1810, elle entre au service d'une vicomtesse, comme aide-cuisinière. Six ans plus tard, elle décline définitivement la demande en mariage d'un jeune marin : "Dieu me veut pour lui. Il me garde pour une oeuvre qui n'est pas connue..." En 1817, elle quitte Cancale pour Saint-Servan, une ville aujourd'hui rattachée à Saint-Malo. Elle entre comme aide-soignante à l'hôpital de la Rosais. Elle quitte cet hôpital en 1823 à cause d'une trop grande fatigue. Elle est accueillie chez Mlle Lecoq, avec qui elle se lie d'amitié. Ensemble elles visitent les nombreux pauvres de la paroisse. Mais en 1835, Mlle Lecoq meurt. Jeanne devient journalière. Deux ou trois ans plus tard, avec une amie, Françoise Aubert, dite "Fanchon", elle loue un appartement au n°2 de la rue du Centre, à Saint-Servan.

A l'hiver 1839, Jeanne recueille une vieille femme aveugle et infirme, Anne Chauvin, à qui elle donne son lit et s'installe elle-même au grenier. C'est l'humble début d'une grande oeuvre. Jeanne a 47 ans.

Dans les années qui suivent, quelques jeunes femmes viennent l'assister dans sa nouvelle tâche, en effet, les personnes recueillies sont de plus en plus nombreuses. Deux ou trois années plus tard, elle commence la quête. En mai 1842, elle est élue supérieure de la petite association, en présence de l'abbé Auguste Le Pailleur, vicaire à Saint-Servan. Un embryon de règle hospitalière, inspiré de la Règle des Frères de Saint Jean de Dieu, est élaboré, le nom de "Servantes des Pauvres" est adopté.

En décembre 1843, Jeanne est réélue supérieure. Quelques jours plus tard, de sa propre autorité, l'abbé Le Pailleur casse l'élection et choisit Marie Jamet, une des trois autres membres, pour la remplacer.

En 1844, les "Servantes des Pauvres" deviennent les "Soeurs des Pauvres". L'année suivante, l'Académie française décerne à Jeanne Jugan, pour son oeuvre, le prix Montyon. Jeanne devient célèbre, les journalistes s'intéressent à elle. En 1846, elle fonde deux nouvelles maisons à la Piletière, à Rennes, et à Dinan. Le romancier anglais Charles Dickens vient visiter une des maisons.

A lire sur le site de la Conférence des évêques de France

L'ambiance est à la joie à la Tour St-Joseph (Ille-et-Vilaine), maison-mère de la congrégation des Petites Soeurs des Pauvres, où sa fondatrice Sœur Marie de la Croix (1792 - 1879) s'est éteinte à l'âge de 86 ans.

« L'événement était attendu ! » reconnaît Sœur Marie-Elisabeth, maîtresse pour la formation des novices. La promulgation du décret de la Congrégation pour les causes des Saints, autorisée par Benoît XVI, reconnaissant le miracle par l'intercession de la Bienheureuse Jeanne Jugan (Sœur Marie de la Croix) a été signée le 6 décembre 2008.

« La béatification est une reconnaissance dans l'Eglise locale, précise-t-elle. La canonisation est une reconnaissance de la part de l'Eglise universelle ». Elle rend possible un culte officiel avec les textes de la sainte. Sœur Marie-Elisabeth souhaite que la canonisation de Jeanne Jugan permette de mieux la connaître et peut-être même de susciter des vocations.

Aujourd'hui encore, le charisme des Petites Sœurs de Pauvres est celui du service des personnes âgées, démunies ou isolées et l'accompagnement de fin de vie qui fait tant débat dans notre société.

Miracle au Nebraska
Le miraculé est le Docteur Edward Erwin Gatz, un médecin anesthésiste américain, né en 1937, aujourd'hui retraité dans le Nebraska. Le miracle ? La guérison d'un adénocarcinome de l'œsophage. Il était condamné par la science mais son épouse, encouragée par un prêtre Jésuite, a prié la Bienheureuse Jeanne Jugan.


Par : Marion Duchêne

Commentaires

Sainte Jeanne Jugan.

Le 11 octobre 2009 est un très grand jour: Sainte Jeanne Jugan, priez pour nous SVP. J'ai été Petite Soeur des Pauvres et rendue à mes voeux perpétuels, on m'a demandé de quitter sans que je sache pourquoi. J'ai beaucoup souffert de cette décision et j'en souffre encore car j'étais très sincère et très fidèle à ma vocation et je le voulais jusqu'à mon dernier souffle. Je sais que Sainte Jeanne Jugan sera là pour m'accueillir quand j'arriverai à la porte du ciel. Dans mon coeur, je suis TOUJOURS sa fille.

par Jeannine Labbé (Québec, Canada), le Monday 12 10 2009

canonisation mais avant béatification

n'oublions pas la première guérison dûe à Jeanne Jugan qui a permis sa béatification et cette guérison a eu lieu à Toulon où je vis et ou je suis bénévole et membre de l'A.J.J trés heureuse de pouvoir participer humblement à l'oeuvre fondée par Soeur Marie de la Croix en union de prières avec tous les amis de Jeanne Jugan
le Friday 09 10 2009

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