La voix est libre

Tuesday 31 08 2010
aucun commentaire | Laisser un commentaire

Emission du mercredi 1 septembre

consommation encadrée de drogue : est-ce la bonne solution ?

  • Anne Gavini

    reçoit Pierre Chappard, ASUD (Auto-Support des Usagers de Drogues)
  • et le Docteur Rigaud, ANPAA (Association Nationale de Prévention en Alcoologie et Addictologie)
Retour sur l'expérience suisse, par Julien Chavanne :

Le tout premier centre d’injection d’Europe a été créé il y a vingt-quatre ans en Suisse ! Aujourd’hui, il existe treize salles de consommation de drogue dans le pays. L’idée de ces salles de shoot a germé dans les années 1980 face à l’explosion du marché de la drogue. Le premier centre d'injection du pays naît donc à Berne, en 1986, avec un principe clair : la police n'y arrêtera pas ses visiteurs, sauf en cas de deal avéré. A Genève, une centaine de personnes fréquentent ainsi chaque jour le « Quai 9 », le centre d’injection de la capitale. Un parti populiste local le MCG a tenté il y a quelques mois de faire fermer le « Quai 9 » au motif qu’il attirait les trafics, mais sans y parvenir. Aux abords du centre, le voisinage s’y est habitué. Un garde de sécurité est toujours présent sur place et quelques habitués ramassent quotidiennement les seringues qui traînent dans le quartier. Les "salles de shooting" font donc plutôt l'objet d'un consensus. Pour preuve, il y a trois ans, une initiative visant à les interdire avait été rejetée à 70 % par référendum. Les électeurs helvètes ont même approuvé en novembre 2008 la prescription d’héroïne sur ordonnance aux toxicomanes les plus dépendants. En vingt ans d’expérience, les enquêtes annuelles ont donné des résultats spectaculaires. Les décès par overdose ont été divisés par deux entre 1991 et 2009. Sur cette même période, on observe un recul de 80 % de la mortalité due au sida chez les toxicomanes. La "petite criminalité liée à la consommation de drogue" a été réduite de 70 %. Les toxicomanes sont de plus en plus nombreux à suivre un traitement de substitution et il y a dix mille personnes dépendantes en moins. La transmission de l'hépatite B et C dans le milieu est toujours forte. Ces centres n’ont pas d’effet sur le marché du cannabis ni sur celui des ecstasys. Des salles de consommation existent dans plus de quarante-cinq villes de huit pays (Allemagne, Pays-Bas, Luxembourg, Espagne, Norvège, Suisse, Canada et Australie).

Par : Clémence Houdaille

Votre commentaire

(facultatif)



Votre email ne sera pas publié sur le site

(facultatif)


simple_captcha.jpg
Saisissez les lettres du code ci-dessus
Fill RssFil Rss du Blog de Radio Notre Dame
Add_to_googleAdd2netvibesAddtomyyahoo4

  • http://www.wikio.fr
  • twitter / radionotredame
  • Rejoindre le groupe Radio Notre Dame sur LinkedIn
Radio Notre Dame on Facebook